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Montants de la prime ADVENIR pour bornes publiques en 2025

En 2025, la prime ADVENIR destinée aux points de recharge ouverts au public couvre en règle générale 30 % des dépenses éligibles hors taxes, dans la limite de 1 000 ou 2 100 € par point de recharge selon sa puissance. Voici comment identifier le bon dispositif, calculer l’aide réelle et sécuriser son dossier.

Publié le 16 mai 2025 10 min de lecture
Montants de la prime ADVENIR pour bornes publiques en 2025

À retenir

  • Pour les opérations standard de recharge ouvertes au public, la prime ADVENIR 2025 correspond généralement à 30 % du coût éligible HT.
  • Le plafond est de 1 000 € HT par point de recharge jusqu’à 22 kW inclus, puis de 2 100 € HT par point au-delà de 22 kW, dans le périmètre de la cible concernée.
  • Une borne n’est pas nécessairement un seul point de recharge : une station équipée de deux prises peut ouvrir droit à deux plafonds si elle est déclarée comme deux points de recharge conformes.
  • Le dossier doit être engagé dans le bon ordre : une commande ou un début de travaux trop précoce peut rendre l’opération inéligible.
  • L’accès réel au public, l’installation par un professionnel qualifié IRVE et les exigences de supervision sont aussi importants que le montant de la facture.

Installer des bornes accessibles à tous sur un parking, devant un commerce, dans un hôtel ou en voirie représente un investissement conséquent : matériel, génie civil, tableau électrique, raccordement, supervision et maintenance s’additionnent vite. En 2025, le programme ADVENIR peut alléger cette dépense, mais son montant ne se résume pas à un pourcentage annoncé dans une brochure. La prime dépend avant tout du type d’emplacement, de la puissance de chaque point de recharge et du respect du parcours administratif et technique imposé par le programme.

Les montants ADVENIR 2025 pour une recharge ouverte au public

Dans le langage courant, une « borne publique » désigne toute borne qu’un conducteur peut utiliser, y compris lorsqu’elle se trouve sur un terrain privé. Or, ADVENIR distingue notamment la recharge implantée en voirie de celle installée sur un parking privé ouvert à tout public. Cette distinction conditionne le dossier à déposer, mais les plafonds usuels présentés ci-dessous sont les mêmes pour ces deux configurations généralistes.

Configuration concernéePuissance du point de rechargeTaux de prise en chargePlafond de prime ADVENIR
Parking privé réellement ouvert à tout public
Commerce, hôtel, restaurant, site de loisirs, parking payant, etc.
Jusqu’à 22 kW inclus30 % des dépenses éligibles HT1 000 € HT par point de recharge
Parking privé réellement ouvert à tout publicAu-delà de 22 kW30 % des dépenses éligibles HT2 100 € HT par point de recharge
Voirie
Projet porté par une collectivité ou un groupement compétent
Jusqu’à 22 kW inclus30 % des dépenses éligibles HT1 000 € HT par point de recharge
VoirieAu-delà de 22 kW30 % des dépenses éligibles HT2 100 € HT par point de recharge

Ces montants correspondent aux dispositifs standard de recharge publique du catalogue ADVENIR 2025. Ils s’entendent par point de recharge, et non nécessairement par armoire ou par station. Une station double, dotée de deux points de charge exploitables simultanément, peut donc être traitée comme deux points de recharge si la configuration technique et la déclaration au dossier le justifient.

Les opérations relevant d’une cible spécifique — par exemple certaines infrastructures destinées aux véhicules lourds, les projets situés dans des territoires disposant d’un cadre particulier ou des opérations de modernisation — obéissent à des règles et plafonds dédiés. Il serait donc imprudent de leur appliquer mécaniquement le barème de 30 % ci-dessus.

Parking privé ouvert au public ou voirie : choisir la bonne catégorie

La nature foncière du site importe moins que son mode d’accès et que le porteur du projet. Un parking d’hypermarché, d’hôtel ou de restaurant peut relever de la recharge ouverte au public, même s’il appartient à une entreprise. À l’inverse, des bornes réservées aux salariés, aux clients d’une entreprise sur invitation ou aux véhicules d’une flotte ne sont pas des bornes ouvertes à tout public.

Parking privé ouvert à tout public

  • Exemples : hôtel, centre commercial, restaurant, cinéma, parking d’une enseigne, aire de loisirs.
  • Porteur : propriétaire, exploitant ou locataire du parking, selon les droits dont il dispose.
  • Accès : tout conducteur doit pouvoir recharger selon les conditions affichées. Des horaires d’ouverture ou un droit de stationnement peuvent exister, mais l’accès ne doit pas être réservé à un cercle fermé.
  • Enjeu : organiser l’exploitation, la tarification, le paiement et l’information des usagers.

Bornes installées en voirie

  • Exemples : places de stationnement sur rue, parkings publics communaux, espaces gérés par une collectivité.
  • Porteur : collectivité territoriale ou groupement compétent, directement ou via son organisation de service.
  • Accès : ouvert aux usagers dans les conditions du stationnement public.
  • Enjeu : articuler le projet avec les autorisations de voirie, le gestionnaire de réseau, le mobilier urbain et l’exploitation future.

Avant de demander une prime, il faut donc rédiger une réponse simple et vérifiable à la question suivante : qui pourra utiliser les points de recharge et à quelles conditions ? C’est ce que l’instructeur cherchera à comprendre dans le dossier, au-delà de l’intitulé commercial de l’équipement.

Comment calculer le montant réellement perçu

La formule à retenir est la suivante : prime = le plus petit montant entre 30 % des dépenses éligibles HT et le plafond unitaire multiplié par le nombre de points de recharge éligibles.

Le plafond n’est donc pas une somme automatiquement versée. Il joue comme une limite maximale. À l’inverse, même lorsque le projet est cher, la prime ne dépasse pas le plafond applicable à chaque point de recharge.

Exemple 1 : huit points de 11 kW sur le parking d’un hôtel

Supposons un coût éligible de 28 000 € HT pour huit points de recharge de 11 kW, soit 3 500 € HT par point en moyenne. Le calcul de 30 % donne 8 400 €.

  • 30 % de 28 000 € HT = 8 400 € ;
  • plafond : 8 points × 1 000 € = 8 000 € ;
  • prime théorique maximale : 8 000 € HT.

Exemple 2 : quatre points de 22 kW sur un parking commercial

Pour un investissement éligible de 20 000 € HT, 30 % représentent 6 000 €. Le plafond est de 4 × 1 000 €, soit 4 000 €. La prime est donc limitée à 4 000 € HT.

Exemple 3 : deux points de puissance supérieure à 22 kW

Avec deux points éligibles au plafond haut et une dépense retenue de 10 000 € HT, 30 % correspondent à 3 000 €. Le plafond total est de 2 × 2 100 €, soit 4 200 €. Dans ce cas, c’est le taux de 30 % qui limite l’aide : la prime théorique est de 3 000 € HT.

Quelles dépenses sont prises en compte par ADVENIR ?

Le programme ne rembourse pas indistinctement tous les coûts du projet. Son assiette porte sur les dépenses définies par la fiche de la cible concernée, généralement autour de la fourniture et de l’installation de l’infrastructure de recharge. L’analyse s’effectue sur des montants hors taxes pour les structures récupérant la TVA.

Dans un budget de projet, il faut distinguer plusieurs blocs :

  • Les équipements de recharge : bornes, socles, protections, coffrets et accessoires compatibles avec le projet ;
  • l’installation électrique : câblage, protections, tableau ou adaptation du tableau, pose et paramétrage ;
  • la supervision et la communication : éléments nécessaires au pilotage, au suivi et à l’exploitation, sous réserve des exigences de la fiche applicable ;
  • le génie civil : tranchées, massifs, signalisation, marquage au sol, réfection ;
  • le raccordement au réseau : extension ou renforcement de réseau, travaux à la charge du gestionnaire de réseau, éventuelle augmentation de puissance souscrite.

Le dernier bloc peut peser lourd, surtout en zone peu équipée ou pour des puissances élevées. Il ne faut jamais supposer qu’il est intégralement couvert par la prime sans vérifier la fiche en vigueur et le devis de raccordement. Dans certains projets, le raccordement devient le premier poste budgétaire et justifie une étude de puissance, de foisonnement et de pilotage avant même le choix des bornes.

Les conditions à respecter pour être éligible

La prime ADVENIR est financée dans le cadre des certificats d’économies d’énergie : elle répond donc à un cahier des charges précis. Le versement n’est ni automatique ni acquis parce qu’une borne est installée. Les conditions exactes évoluent selon les cibles et les versions de catalogue, mais un projet de recharge publique doit généralement satisfaire aux exigences suivantes.

Un accès public réel et une exploitation organisée

Le service doit être accessible à tout usager dans les conditions annoncées par l’exploitant. Une borne réservée de fait à des salariés, des résidents ou des membres d’un club n’entre pas dans cette logique. L’exploitant doit également prévoir les modalités d’information, de tarification, d’assistance et de disponibilité de l’équipement.

Un matériel conforme et communicant

Une borne publique ne se choisit pas seulement sur sa puissance. Elle doit répondre aux obligations et spécifications applicables au programme : sécurité électrique, fonctionnalités de communication, capacité de supervision et d’interopérabilité lorsque celle-ci est requise. La solution doit surtout être dimensionnée pour être exploitée durablement : une borne sans supervision, sans suivi des incidents ni solution de paiement cohérente dégrade rapidement l’expérience des utilisateurs.

Un installateur qualifié IRVE

Le recours à un professionnel disposant de la qualification IRVE adaptée au niveau de puissance et à la nature du chantier est une condition centrale. Au-delà de la conformité, cet intervenant est le mieux placé pour vérifier la sélectivité des protections, le dimensionnement des câbles, la continuité de terre, la gestion de charge et les contraintes de raccordement.

Le respect strict du calendrier du dossier

Le piège le plus coûteux est administratif : signer un devis engageant, verser un acompte ou démarrer les travaux avant l’étape autorisée par le programme peut compromettre l’éligibilité. Le porteur de projet doit suivre l’ordre prévu par la plateforme et conserver l’ensemble des pièces : devis, attestations, factures, preuves de paiement, fiches techniques, qualification de l’installateur et éléments liés à l’exploitation.

Le bon déroulé pour déposer une demande sans perdre la prime

  1. Qualifier le projet : déterminer si l’installation relève d’un parking privé ouvert au public, de la voirie ou d’une cible spécifique.
  2. Évaluer le besoin réel : nombre de véhicules attendus, durée moyenne de stationnement, puissance disponible, usages locaux et perspective d’évolution du parc électrique.
  3. Faire réaliser une étude électrique : elle permet d’éviter de surdimensionner le raccordement et d’identifier l’intérêt d’un pilotage dynamique de la puissance.
  4. Obtenir un devis détaillé : vérifier le nombre de points de recharge, leur puissance, les options de supervision et les postes exclus ou non de l’assiette.
  5. Déposer la demande selon la procédure applicable : ne pas anticiper une commande ferme ou le début des travaux tant que les conditions de contractualisation ne sont pas remplies.
  6. Faire réaliser puis réceptionner l’installation : contrôler la conformité au devis et aux exigences techniques avant de rassembler les justificatifs finaux.
  7. Demander le versement : transmettre un dossier complet, cohérent avec la demande initiale et les factures effectivement payées.

Bien dimensionner les bornes : éviter les erreurs de puissance

Le plafond de 2 100 € au-delà de 22 kW peut inciter à choisir une puissance élevée pour maximiser la subvention. Ce raisonnement est rarement optimal. La puissance doit répondre au temps de stationnement et à la capacité électrique disponible, non au seul barème.

  • Hôtel, restaurant, loisirs : la station est souvent longue ; des points de 7,4 à 22 kW avec pilotage répondent fréquemment au besoin.
  • Commerce de proximité ou arrêt de courte durée : l’intérêt d’une puissance plus élevée dépend de la durée réelle de visite et du turn-over attendu.
  • Parking de destination : multiplier les points à puissance modérée peut être plus utile que quelques points très puissants, surtout lorsque l’abonnement électrique est contraint.
  • Axe de transit ou besoin de recharge rapide : l’étude doit intégrer le raccordement, les coûts d’exploitation, les obligations de paiement et le taux d’utilisation prévisible. Une infrastructure rapide sous-utilisée est difficile à rentabiliser, même aidée.

La gestion dynamique de la charge est souvent décisive. Elle répartit la puissance entre les véhicules connectés et peut éviter un renforcement coûteux du raccordement. Elle ne remplace pas une étude de puissance, mais elle améliore l’évolutivité de l’installation.

Cumul avec les aides locales : ce qui est possible et ce qu’il faut vérifier

Une collectivité, une région, un syndicat d’énergie ou une agence locale peut parfois proposer une aide complémentaire. Le cumul n’est toutefois jamais à présumer. ADVENIR repose sur les CEE : une même dépense ne peut pas être valorisée deux fois au titre de deux mécanismes CEE. Par ailleurs, les règles de plafonnement des aides publiques et, pour les entreprises, les éventuelles règles d’aides d’État doivent être examinées.

Avant de monter un plan de financement, demandez par écrit à chaque financeur :

  • si le cumul avec ADVENIR est admis ;
  • quels postes de dépenses sont financés ;
  • si l’aide se calcule sur le HT ou le TTC ;
  • si l’accord de l’aide doit précéder la signature des commandes ;
  • si le financement obtenu doit être déclaré dans le dossier ADVENIR.

Les erreurs qui font baisser — ou annuler — la prime

  • Confondre une borne « pour les clients » avec une borne ouverte au public : l’accès doit être effectif et documentable, pas seulement théorique.
  • Compter les bornes au lieu des points de recharge : une mauvaise déclaration du nombre de points fausse le calcul du plafond.
  • Choisir une puissance sans étude de raccordement : un devis de bornes attractif peut cacher un coût de réseau ou de génie civil très élevé.
  • Signer trop tôt : l’antériorité de la demande est un point de contrôle majeur dans les aides CEE.
  • Oublier l’exploitation : supervision, maintenance, dépannage, signalétique et conditions tarifaires sont indispensables à une borne publique réellement utilisable.
  • Se fier à un ancien barème : les cibles, enveloppes disponibles, documents et conditions évoluent. Seule la fiche applicable au dossier, à sa date de dépôt, fait foi.

À retenir pour bâtir un projet finançable et rentable

En 2025, le barème ADVENIR pour la recharge ouverte au public est lisible : 30 % du coût éligible HT, plafonné à 1 000 € par point jusqu’à 22 kW et 2 100 € par point au-delà. Mais le succès du projet dépend moins du plafond affiché que de la qualité de son montage : bon statut d’accès public, puissance adaptée, installation IRVE conforme, dossier déposé dans le bon ordre et budget intégrant le raccordement ainsi que l’exploitation.

Pour un parking de destination, la stratégie la plus robuste consiste souvent à déployer plusieurs points pilotés, évolutifs et correctement supervisés plutôt qu’à installer une puissance excessive. La prime réduit l’investissement initial ; elle ne remplace ni l’étude électrique ni le modèle économique de la station.

Questions fréquentes

Quel est le montant de la prime ADVENIR pour une borne ouverte au public en 2025 ?

Pour les opérations standard sur parking privé ouvert à tout public ou en voirie, la prime représente généralement 30 % des dépenses éligibles hors taxes. Elle est plafonnée à 1 000 € HT par point de recharge jusqu’à 22 kW inclus et à 2 100 € HT par point de recharge au-delà de 22 kW. Le montant final est le plus faible entre le calcul à 30 % et ce plafond.

Une borne sur le parking d’un hôtel ou d’un magasin est-elle considérée comme publique ?

Oui, elle peut l’être même si le parking appartient à une entreprise. Le critère décisif est l’accès : tout conducteur doit pouvoir utiliser le point de recharge selon des conditions clairement annoncées. La borne ne doit pas être réservée aux salariés, à une flotte, à des résidents ou à des clients sélectionnés. Des horaires d’ouverture et des règles de stationnement peuvent néanmoins s’appliquer.

La prime ADVENIR se calcule-t-elle par borne ou par prise ?

Elle se calcule par point de recharge éligible. Une station physique peut comporter un ou plusieurs points de recharge. Une borne double permettant la recharge simultanée de deux véhicules peut donc, selon sa configuration déclarée et les règles de la cible concernée, ouvrir droit à deux plafonds. Il faut vérifier ce point sur le devis et dans le dossier technique.

Peut-on signer le devis avant de demander la prime ADVENIR ?

Il ne faut pas prendre d’engagement irréversible avant d’avoir respecté la procédure de demande applicable. Une signature de devis, un bon de commande, un acompte ou un début de travaux intervenu trop tôt peut entraîner le refus de la prime. Le porteur de projet doit suivre l’ordre de contractualisation prévu par le programme et conserver toutes les preuves datées.

Le coût du raccordement électrique est-il financé par ADVENIR ?

Il ne faut pas le considérer comme automatiquement couvert. Le raccordement, le renforcement de réseau, l’augmentation de puissance souscrite et certains travaux de génie civil peuvent représenter une part importante du budget, mais leur prise en compte dépend du périmètre exact de dépenses prévu par la fiche applicable. Un devis séparant clairement installation IRVE et raccordement est indispensable.

La prime ADVENIR est-elle cumulable avec une aide de la région ou de la commune ?

Le cumul peut être possible, mais il doit être vérifié avant le lancement du projet. Une même dépense ne peut pas être valorisée deux fois au titre de dispositifs CEE, et les aides publiques peuvent être soumises à des plafonds ou à des règles spécifiques pour les entreprises. Il faut déclarer les autres subventions et obtenir la confirmation écrite des financeurs.

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